Une rencontre pas comme les autres
(Ce chapitre va être bien long, je n'ai pas pu résister! )
Moi: Woaoh!
Ce qui se présentait à moi me fit un choc: Des dizaines, que dis-je, des centaines d'immeubles, habitations et magasins s'étalaient devant moi.
Ils étaient, imposants, intimidants, devant eux, je me sentais ridiculement minuscule!
OK, bon, étape n°1: Déposer mes affaires à l'hôtel ! Heureusement que j'ai bossé en anglais!
Arrivée devant le luxueux hôtel, je l'admire sous tous ses angles, puis j'entre enfin.
Tout le monde paraissait agréable, je m'approche du récéptionniste.
(en anglais)
Moi: Euh, bonjour!
Le type: Bien le bonjour, jeune demoiselle! Vous désirez?
Moi: On a réservé une chambre à mon nom, vous voulez ma carte d'identité?
Le type: Non, inutile, car j'ai bien reçu l'appel de vos parents! Mickel va vous conduire à votre chambre. Non, non, laissez! (dit-il en me voyant ressaisir ma valise) Mickel va vous les porter!
Moi: Merci beaucoup, goudebaille!
Mickel m'accompagna non pas dans une chambre, comme je l'avais cru, mais carrément dans une suite!
Et pas du p'tit luxe, hein, digne d'un bourgeois!
Moi: Wow! C'est les parents qui m'ont mise là-dedans?!! Qu'est-ce qui leur est tombé sur la tête?
Pas le temps d'admirer la suite sous tous ses angles je le ferais ce soir, pour l'instant, shopping!
Me voilà partie dans New-York, je ne connais évidemment rien, mais je m'amuse comme une folle!
Je n'en reviens pas de la chance d'être ici, c'est géant!
Vers 15h, je reçoit un appel...Anna, elle a pas peur de son forfait, elle!
Moi: Allôôô?
Anna: Salut, ça va?
Moi: Wow, trop, je m'amuse comme une folle, ici, c'est trop génial, je peux me lever et me coucher à l'heure que je veux, faire shopping-McDo tous les jours, que-du-bonheur!
Je continue à vadrouiller de boutique en boutique, toujours au téléphone, jusqu'à ce qu'elle dise soudain l'air affolé: “Oh, m*rde! J'ai presque plus de forf, j'te laisse!”
Je continue à faire les boutiques jusqu'à 19h30 avant de rentrer à l'hôtel, bien décidée à me faire des potes pour les vac'!
J'examine d'abord la suite, lit-trampoline 3 places, jacuzzi à bulles, lumière à changement de couleur, télé géante, la totale, quoi!
Je prends un long et langoureux bain au son de “Ca mousse”, de Superbus.
Moi: “J'entre à pieds joints dans mon bain de pensées, j'ai pris le temps de mouiller mon savon parfumé. Je laisse, laisse aller mon dos dans l'eau douce, un peu de couleur salée aller dans ma mousse. Les bulles de savon, se trémoussent, le boules de cirton m'éclaboussent...” Alalah, pauvres voisins, je chante tellement mal!
Je m'enveloppe dans une serviette toute chaude, le sèche, me fringue, puis descend au récéptionniste pour me renseigner sur mes voisins de chambre. Il me chuchote discrètement:
Récéprionniste: Alors, à la gauche de votre chambre, il y a un couple à la cinquantaine, et à votre droite...Un...vieux type tout ronchon, il vaut mieux pas le déranger!
Moi: Ah, mais...bon, merci!
Je repars perplexe, car à la droite de ma chambre, je n'avais pas l'impression qu'il n'y ai qu'un seul homme, je vais aller vérifier.
Je vérifie, personne, Je colle l'oreille contre la porte de gauche...J'entends un couple se chamailler au sujet d'une chaine de TV.
J'écoute ensuite à la porte de droite...Des voix de garçon...Quatre, on dirait...Que faire? Ouvrir la porte?
Non, se serait idiot, j'attendrais plutôt demain.
Quand j'entends soudain de la porte un rire bruyant et un peu grave...Non, ce n'est quand même pas...
Ma curiosité finit par l'emporter.
J'entrouvre doucement, précautionneusement, légèrement la porte.
Je jette un oeil et...eh ben nan, je vois rien, juste un canapé avec des gens dessus, en fait, je voyais seulement les bras en dépasser de part et d'autre.
Les gens semblaient parler allemand...
Je repars doucement, le coeur battant, et me laisse tomber sur mon lit comme une crêpe.
Ce n'est quand même pas les Tokio Hotel? En tout cas ça expliquerait l'hésitation du type à me dire qui était à la porte de droite! Ce serait eux? Génial, on pourrait se connaitre!
Je m'endore après avoir mis le réveil, car je comptais bien les choper lors de leur réveil...
Mardi à 05h40, le réveil sonne, je me prépare en enfilant des fringues que j'avais achetées la veille:
Un slim noir effet délavé ( sexy et rebelle!!!) , une ceinture en cuire avec “Rock” comme boucle, un T'shirt noir avec une guitare electrique couleur argent dessus et des bijoux.
Au moment où je sors, je vais pour refermer la porte, mais j'entends celle de droite s'ouvrir.
Vite, demi-tour et je vole jusqu'à ma suite, en laissant légèrement entrouvert.
Le moment est venu de savoir...
La porte d'à coté s'ouvre, puis se referme, quelqu'un passe devant ma porte.
Si je ne m'était pas doutée que c'était lui, je ne pense pas que je l'aurais reconnu.
Gustav déambulait dans le couloir avec un T-shirt kaki, un jean gris, une veste noire, la capuche rabattue sur sa tête et lunettes de soleil.
Mon coeur s'emballa à l'idée d'être juste à coté des TH.
Mon coeur s'emballa de plus belle, une joie incontrôlable, l'envie de courir et de hurler, oh, non, j'ai une crise de spasmophilie (bonjour l'ortho)!
Vite, je m'étire et respire bien fort.
Ouf! j'ai évité de réveiller tout l'hôtel de mes cris!
Bon, j'ai du temps devant moi, vu que les 3 autres n'émmergent pas avant 15h!
Je vais essayer de parler avec Gustav, si faut on va bien s'entendre, qui sait?
Je descends donc en bas et le voit, j'ose?
Oui, je m'approche doucement de lui, lui tapote très timidement l'épaule, il se retourne d'un coup. Tellement d'un coup que je sursaute!
Moi (parlant tout bas): Hem, Gustav?
Gustav: Comment...sais-tu?
Moi: Je suis la chambre à gauche de la votre.
Gustav (presque agacé): Ok, tu veux un autographe?
Moi (presque indignée): Mais...pas du tout! Je voulais parler, c'est tout! Mais si je dérange je m'en vais.
Gustav: Non, non, reste, désolé, c'est juste que...Tom, cet idiot m'a réveillé d'un coup de pied, involontaire...
Moi: Pas grave, je m'appelle Mélodie!
Gustav: Ce n'est pas un prénom américain ni allemand, d'où viens-tu?
Moi: De la France! Et je...non, rien.
Gustav: Vas-y, tu voulais dire quoi? N'aie pas peur!
Moi: Non, j'allais dire que je suis allée à un de vos concerts, mais bon, ça, ça sôule les artiste au bout d'un moment, je n'ai pas envie de parler de Tokio Hotel, c'est les vacances, alors vous n'êtes plus TH en quelque sorte!
Gustav: C'est vrai, que c'est un peu gonflant d'entendre dire “je suis allée à tout vos concerts, j'ai tout vos albums et singles, j'ai que des posters de vous, je m'habille comme vous”...
Moi: Sûr...Et d'abord, vous vous habillez pas du tout pareil, ce n'est que Bill...
Je brûlais d'envie de tout dire au sujet des groupies, de la surcommercialisation et de ce que j'en pensait!
Moi: En revanche, ça te dérangerais si on parlait des...groupies?
Gustav (à ma plus grande surprise): Oh, non, au contraire, il y a plein de choses à dire sur elles, elles sont gonflantes à hurler tout le temps, on s'entend même plus jouer!
Moi: C'est...c'est exactement ça!
Et on part dans une grande discussion.
A mon plus grand étonnement, il partageait les mêmes idées que moi sur groupies et surcommercialisation!
Notre conversation dura pendant plus d'une heure; entre-temps nous nous étions installés dans un bar, chacun savourant un soda, heureusement qu'il est majeur!
Gustav: Mais les autres ne sont pas aussi réalistes que moi, ils ne se rendent pas compte, ou ils s'en moquent un peu, je ne sais pas, en tout cas, ils ne font rien...
Moi: Pourquoi, tu as fait quoi, toi?
Gustav: Déjà, je leur ai demandé pourquoi elles criaient tout le temps, que ça gonflait tout le monde et crois-moi, elles ont fermé leur clapet!
Après, on s'est fait un ciné, et, vers 14h30, on est rentrés, il avait hâte de me montrer aux 3 autres, on s'entend super bien lui et moi!
On entre dans la chambre, j'ai la même trouille que lorsque j'allais voir Gustav.
Ils étaient déjà en train de se fringuer quand ils se retournèrent vers l'entrée pour nous voir.
Tom: Euh, Gustav, tes nouvelles conquêtes ne sont pas sensées venir nous voir aussi, à moins que tu préfère qu'on soit là pour t'aider à mettre ta capote!
Gustav: Haha, très drôle, Tom. Je vous présente Mélodie. Vous allez voir, c'est une fille super!
Ce qu'il fait chaud, tout à coup! Pendant que Gustav dit tout sur moi, j'examine la réaction de Tom, Georg et Bill.
Tom avait l'air amusé, Georg et Bill perplexe.
A la fin du discours de Gustav, Ils restèrent bouche bée.
Ce fut Tom qui rompit le silence.
Tom: Ok, bon, on va en boite?
Voilà, fini! Je n'ai pas pu résister à donner de plein de détails! Ca vous a plu? allez, 5 comm's pour le chapitre suivant!